Bâtir une réussite après avoir survécu à un traumatisme demande un effort bien différent de celui des autres.
Il est tout à fait normal, si vous avez vécu des épreuves ou si vous êtes en plein processus de guérison, que votre succès arrive plus tard ou que votre chemin soit atypique.
Pendant un traumatisme ou un stress intense, le cerveau donne la priorité à la survie plutôt qu’au développement. Le cortex préfrontal, responsable de :
- La planification
- La créativité
- La prise de décision
- La concentration
…voit son activité diminuer. Son énergie est détournée vers un “mode protection”. C’est ce qui provoque cette peur de décider, l’anxiété, la procrastination, l’épuisement ou une autocritique féroce.
Le défi est immense car vous essayez constamment de sortir d’un état de “sidération” (freeze), mais vous avez l’impression de reculer sans cesse. La vérité est que le traumatisme ne vous rend pas moins compétent ; il oblige simplement votre cerveau à travailler pour votre sécurité plutôt que pour votre productivité.
Comparer votre parcours à celui des autres est injuste. Pendant qu’ils bâtissaient des projets, vous bâtissiez un espace de sécurité pour pouvoir simplement vivre.
J’ai compris cela en lançant mon propre business. Je me demandais :
- Pourquoi ai-je peur alors que tout est prêt ?
- Pourquoi une petite étape demande-t-elle autant de courage ?
- Pourquoi est-ce que j’évite ce qui pourrait changer ma vie ?
En guérissant, j’ai réalisé que j’avais développé des compétences exceptionnelles : une résilience rare, une persévérance profonde et une force intérieure incroyable. Ces qualités étaient enfouies et sont devenues mes plus grands atouts.
La guérison exige d’accepter que notre succès vienne d’une manière différente. Comprendre pourquoi certaines tâches nous pèsent nous aide à être plus indulgents envers nous-mêmes et nous offre l’opportunité de découvrir nos véritables forces.

