Les études récentes confirment l’inversion de l’effet Flynn : pour la première fois en un siècle, le QI moyen de la génération Gen Z (1997-2012) est inférieur à celui des Millennials, leurs parents.
L’Effet Flynn et Son Inversement
Pendant plus de 100 ans, du début du XXe siècle à 2000, les scores de QI augmentaient régulièrement de 3 à 5 points par décennie, phénomène appelé effet Flynn. Cette hausse résultait d’améliorations nutritionnelles, d’une éducation universelle, de meilleurs soins de santé et d’une stimulation cognitive accrue.
Depuis 2006 environ, cette tendance s’inverse dans plusieurs pays développés. Les principaux résultats incluent une perte de 2 à 6 points de QI chez les adolescents britanniques entre 1980 et 2008 ; des tests en ligne américains montrant des déclins en logique, vocabulaire et mathématiques de 2006 à 2018 ; et des études scandinaves documentant -7 points de QI par génération après 1975.
Études Scientifiques de Référence
Étude Northwestern University 2023 (États-Unis, 40 000 participants)
Publiée dans Intelligence, les chercheurs Dworak, Revelle et Condon ont analysé les Matrices Progressives de Raven et WAIS-IV de 2006-2018. Les jeunes adultes de 18-22 ans ont obtenu des scores inférieurs aux cohortes précédentes dans plusieurs domaines :
- Résolution de problèmes : -9,3 pourcent
- Complétion de séries numériques : -7,8 pourcent
- Raisonnement verbal : -6,2 pourcent
- Raisonnement spatial : +4,1 pourcent
L’étude contrôlait la familiarité aux tests et le statut socio-économique.
Témoignage de Jared Cooney Horvath 2026 (États-Unis)
Le neuroscientifique Horvath a synthétisé des données de 80 pays, témoignant devant le Congrès que la génération Z représente la première à sous-performer ses prédécesseurs en QI, mémoire de travail, compréhension de lecture et attention soutenue. Déficits principaux :
- QI global : -5,2 points par génération
- Capacité de mémoire de travail : -12 pourcent
- Vitesse de compréhension de lecture : -18 pourcent
- Mathématiques appliquées : -11 pourcent
- Durée d’attention soutenue : -23 pourcent
Horvath attribue plus de 50 pourcent des heures éveillées des adolescents passées sur écrans comme cause principale.

