Alors que la région fait face à une escalade des tensions marquée par des frappes de missiles et de drones iraniens, une tendance singulière a envahi les réseaux sociaux à Dubaï. Malgré des impacts signalés à l’aéroport international de Dubaï et sur des hôtels emblématiques comme le Burj Al Arab, de nombreux influenceurs ont choisi de diffuser un message d’invulnérabilité
Le mécanisme d’une tendance virale
La tendance suit un format rigide : une légende demande « Tu vis à Dubaï, tu n’as pas peur ? », suivie de la réponse : « Non, parce que je sais qui nous protège ». Ces vidéos, souvent rythmées par un remix de la chanson Papaoutai de Stromae, mettent en scène des images de la famille royale des Émirats arabes unis. Des personnalités comme Nathalie Bleicher-Woth, après une inquiétude initiale, affirment désormais leur entière confiance dans le gouvernement pour assurer leur sécurité.
Pressions légales et incitations
Cette vague de messages positifs n’est pas totalement fortuite. Aux Émirats arabes unis, il est illégal de publier du contenu critique envers le gouvernement ou de diffuser des « rumeurs » susceptibles de provoquer la panique. Les contrevenants s’exposent à des amendes allant jusqu’à 200 000 AED (environ 40 000 £) et des peines de prison. Parallèlement, l’État offre des récompenses attrayantes, comme le « Golden Visa » de 10 ans et l’accès à un hub pour créateurs doté de 40 millions de dollars.
Une guerre de l’information
Selon l’expert Marc Owen Jones, cette campagne pourrait avoir débuté de manière inorganique pour protéger le modèle économique de Dubaï, qui repose sur le tourisme et l’investissement étranger. Alors que certains médias partagent des images truquées par IA montrant la ville en flammes, les influenceurs locaux s’efforcent de maintenir l’image de Dubaï comme un refuge sûr dans une région instable.

